Le tourisme durable" a-t-il un sens? Rencontre avec Colony Capital
20/02/2006
Short Story· Le fonds américain est resté dans la course de Taghazout
· Une façon de travailler très différente des autres fonds de placement
Naji E. Boutros est le Chef des opérations sur le Moyen-Orient et l’Afrique de Colony Capital, un fonds international. Celui-ci est resté en lice pour l’aménagement du grand projet Taghazout, près d’Agadir (cf. L’Economiste, du 27 janvier 2006 et articles précédents). A priori, le Maroc n’était pas un pied-à-terre visé par ce fonds (question de taille, d’esprit…) puis le patron, Thomas J. Barrak, un Libanais devenu américain depuis deux ou trois générations, est «tombé amoureux», son top management avec lui: il y a selon eux des «correspondances saisissantes» entre la politique socioéconomique du Royaume et ce qu’ils aiment monter comme programmes touristiques: développement des initiatives individuelles et de la société civile, lutte contre la pauvreté, préservation de l’identité nationale et des caractéristiques locales… Il est vrai, et c’est très surprenant à ce niveau de responsabilité, que dans la conversation avec Naji Boutros, certes les affaires ne sont jamais bien loin, mais ce qui domine ce sont des émotions, des sentiments… sur lesquels le fonds a quand même déjà mis 15 millions de DH d’études, juste pour vérifier que l’intuition et le savoir-faire de Colony correspondaient bien à ce qui était possible.
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Sourceleconomiste.com
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