Négociations agricoles Pour la première fois, des concessions tarifaires à l’UE
23/02/2006
Short Story· Un rendez-vous capital pour le Maroc
· C’est le 1er partenaire de l’UE à adopter la nouvelle approche
LES deux compères en accord d’association, le Maroc et l’Union européenne, se réunissent aujourd’hui 22 février à Rabat, au ministère de l’Agriculture, pour commencer un round de négociations délicat et le dernier dans son genre. Il concerne les produits agricoles frais, les produits agricoles transformés et l’on y a ajouté les produits de la pêche (régime commercial, différent de l’accord de pêche). C’est la première rencontre d’une série de réunions pour faire aboutir un consensus avec une nouvelle approche convenue par les deux partenaires, celle de la liste négative. Le Maroc est aussi le premier pays parmi les douze du pourtour méditerranéen(1), à entamer des négociations sur la base de ce principe. Le nouveau cadre de négociations est un virage à 180 degrés par rapport à la philosophie précédente. Le Royaume a accepté le «principe de libéralisation progressive de tout son secteur agricole» au lieu de négocier produit par produit (liste positive). Dans ce nouveau cadre, il devra, comme son vis-à-vis européen, lister ses «produits sensibles», et qu’on ne peut intégrer dans la logique de l’ouverture tarifaire (cf. encadré). La pression, selon les professionnels, vient du contexte Euromed, mais aussi des pâles performances des échanges agros.
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Sourceleconomiste.com
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