Clôture de l'édition du SIEL dédiée au Grand Maghreb
[Culture]
2006-02-20
Short StoryCasablanca, 20/02/06- La 12ème édition du Salon International de l'Edition et du Livre (Siel) organisée, du 10 au 19 février à Casablanca, sous le thème ''Maghreb Arabe : cinquante ans après'' a, de l'avis des participants, bien tenu ses promesses en jetant, grâce à la culture, les bases d'une union maghrébine, toujours politiquement en panne.

Full StoryMoment fort de cette édition, son inauguration par SM le Roi Mohammed VI.

Une sollicitude royale hautement significative qui illustre l'intérêt qu'accorde le souverain à la promotion de la culture et la création littéraire.

D'emblée, il est incontestable que la grande réussite de ce Salon est d'avoir réuni tous les pays du Maghreb qui se sont illustrés par la richesse et la qualité de leur participation, apportant ainsi la preuve que l'union est possible.

Ainsi, la Libye a donné une bonne impression au travers de son stand où ont été exposés plus de 300 livres édités chez des maisons d'éditions publiques et aussi privées comme ''Dar Arouad'' et le Centre International des Etudes et recherches du livre Vert.

Quant à la Mauritanie, sa participation est la plus remarquable de toutes les éditions précédentes à travers la présence de quatre maisons d'éditions qui ont exposé environ 150 titres, principalement des études islamiques, des textes littéraires et aussi des livres sur le pays.

Mais de toutes les participations, celle de l'Algérie a focalisé l'intérêt des visiteurs et des intellectuels en raison de la spécificité et des relations privilégiées entre les peuples algérien et marocain. Au total : Douze maisons d'éditions qui ont exposé plus de 150 textes tous genres confondus et de bonne facture.

La Tunisie s'est aussi distinguée par une participation assurée par 20 maisons d'édition exposant quelque 620 titres dans tous les domaines du savoir, notamment en Histoire, Droit et économie.

En choisissant le thème du Maghreb arabe, ce grand rassemblement des intellectuels et des éditeurs maghrébins a réussi là où la politique peine toujours à réaliser : l'Union maghrébine.

Tout au long de la vie de ce Salon, les écrivains et critiques littéraires maghrébins ont à l'occasion des tables rondes-débat réussi à se rencontrer et à échanger les idées et les éditeurs ont aussi saisi l'occasion pour se concerter et évoquer les problèmes que rencontre le livre.

Leur participation a été couronnée par la tenue de la première session du Conseil d'administration de l'Union des éditeurs maghrébins où ils ont passé en revue toutes les activités de cette institution durant l'année écoulée et décidé de la tenue à Alger de la prochaine session.

Ce salon, qui a mis en présence plus de cinquante éditeurs maghrébins, a été véritablement un espace propice à l'union, transcendant, par le biais de la culture, les frontières géographiques qui empêchent toujours la matérialisation de ce projet.

Les participants ont d'ailleurs évoqué le sujet en plaidant pour la consolidation de l'identité maghrébine. Et c'est d'ailleurs en réponse à ce voeu que les organisateurs de cette édition ont tenu à rendre hommage pour leurs contributions aux penseurs tunisien Mahmoud Messaadi, et marocain Abdallah Ibrahim ainsi que le critique littéraire algérien Jamal Eddine Bencheikh.

Leurs noms furent attribués aux salles réservées aux tables rondes durant les 10 jours de la vie de ce salon où les intellectuels maghrébins ont apporté des éclairages sur les
perspectives de l'Union du Maghreb Arabe et plaidé unanimement pour la réalisation de ce grand projet en panne.

Et même si le thème du Salon laisse croire qu'il s'agit d'une évocation historique du cheminement de l'union, ses points de force et ses fragilités, il n'en demeure pas moins que l'occasion a été plutôt propice pour la définition d'une vision prospective et optimiste du rêve unioniste pour un Grand Ensemble régional sans frontières.


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