Tanger: Des oiseaux sous surveillance
[Economie]
2006-02-23
Short Story· Eaux et Forêts, services sanitaires, habitants… tous en alerte
· Les vétérinaires font défaut
Alerte dans la région Tanger-Tétouan, couloir de passage pour une bonne partie des oiseaux migrateurs allant vers le Nord. La proximité avec l’Espagne est aussi un facteur de risque important.
La région compte notamment trois zones considérées à haut risque: Tahaddart, Jbel Kbir/Malabata et Jbel Moussa. Ces trois estuaires servent d’escale pour les volatiles avant de traverser le détroit vers l’Europe. «Une cellule spéciale d’observation composée de sept personnes et pilotée par un ingénieur se charge du suivi de ces zones», indique Abdelaziz Edoyier, chef de service de la délégation régionale des Eaux et Forêts à Tanger. La surveillance de ces estuaires se fait en continu, 24 h/24, sept jours par semaine. Les consignes sont strictes: aviser sur le champ en cas de découverte de tout cadavre suspect. Les services ont trouvé, il y a quelques jours, trois flamands roses inertes au pied d’un poteau électrique à Tahaddart. Malgré l’habitude des gardes forestiers devant ces incidents somme toute habituels, l’alerte a été donnée et les services vétérinaires alertés. Plus de peur que de mal, les oiseaux étaient morts électrocutés.
Full Story«Au total, les Eaux et Forêts disposent d’une trentaine de personnes mobilisées pour l’opération, soit l’ensemble du personnel à Tanger», souligne leur responsable.
Les actions sont entamées en concertation avec les autres administrations concernées, surtout les services vétérinaires.
Ces derniers sont sur le qui-vive, d’autant plus que leurs effectifs ont fondu comme neige au soleil après la dernière vague de départs volontaires. Des cinq vétérinaires dans le service, un seul est resté en poste.
Pour le contrôle des animaux vendus pour la consommation humaine, la tâche n’est pas aussi facile. Outre les ventes sauvages au sein des souks, l’abattage de la volaille n’est certainement pas «l’exclusivité» de l’abattoir municipal. Depuis quelques années, des tueries semi-clandestines poussent un peu partout dans tous les quartiers.
Malgré tout, la consommation suit la même tendance baissière que dans le reste du pays. Nul besoin de statistiques pour constater que les étals de viande de volaille sont désertés par les clients ces dernières semaines. Mais les coquelets grillés vendus par les rôtisseries ou les supermarchés semblent tourner à bon régime. Les consommateurs ont compris qu’il n’y a pas de danger avec la viande bien cuite.
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Les Espagnols enferment leurs canards


Les contrôles n’ont pas été durcis à la frontière à Melilia, selon des sources espagnoles. Le poste frontalier n’aétant pas une voie d’importation d’oiseaux vivants et le Maroc ne constitue, pour l’instant, pas de danger. Par contre, à Valence, les services municipaux ont décidé d’enfermer dans des cages tous les canards des étangs municipaux, soit quelque 185 volatiles. La décision a été prise suite à l’imminence de l’arrivée massive d’oiseaux migrateurs vers l’une des plus importantes zones humides d’Espagne, l’Albufera.
Les oiseaux arriveront, via le Maroc, du Sénégal et du Nigeria en particulier.
De notre correspondant,
Ali ABJIOU
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Sourceleconomiste.com
pays
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