John Danilovitch: «Nous espérons intégrer le Maroc dans la liste des bénéficiaires»
[Economie]
2006-02-20
Short StoryC’est par le Maroc qu’a débuté la première tournée à l’étranger du directeur du MCC, John Danilovitch. Le pays devrait, selon lui, bénéficier de la plus importante enveloppe en 2007. Cela dépendra toutefois des projets proposés par le gouvernement marocain.
Le nouveau patron du fonds privilégie le partenariat à l’assistanat. C’est cette nouvelle forme de soutien que les Américains entendent dorénavant promouvoir.
Full Story- L’Economiste: Le Maroc est-il aussi pauvre que cela pour bénéficier des fonds du Millenium?
- John Danilovitch: La classification du Maroc dans la catégorie des pays à faible revenu se fait par la Banque Mondiale et non par le MCC. C’est elle qui constate les déséquilibres et les signale. L’objectif du MCC est d’aider à redresser ces déséquilibres, surtout où il y a de la pauvreté. Les projets économiques sont identifiés de manière à permettre la lutte contre la pauvreté. Les aides financières ont toutes cet objectif. Nous avons la ferme conviction que les bénéficiaires sont les mieux placés pour identifier leurs besoins et faire des propositions.
- Vous estimez que le Maroc pourrait bénéficier de l’enveloppe la plus importante en 2007. Sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela?
- Il faut d’abord comprendre le fonctionnement du budget du MCC. C’est une société gouvernementale indépendante. Ça n’est pas une compagnie publique. Elle est partie intégrante du gouvernement américain. Pour disposer d’un budget, nous adressons notre demande au Congrès pour qu’il étudie nos propositions. Pour 2006, notre budget initial était de 3 milliards de dollars (ndlr 30 milliards de DH). Mais seul 1,77 milliard de dollars a été en définitive débloqué (ndlr 17,7 milliards de DH). Pour 2007, nous espérons inclure le Maroc sur la liste des pays bénéficiaires. La compétition pour l’obtention de fonds supplémentaires est très rude. L’autre aspect concerne la taille des budgets. J’espère que notre gouvernement va pouvoir appuyer les projets d’infrastructures. Ils ont un effet stimulateur et encouragent les réformes à mettre en place. Nous attachons une attention particulière à trois domaines principaux: la bonne gouvernance, l’investissement dans le capital humain et le libéralisme économique.
- Driss Benhima était à vos côtés lors de la conférence de presse. Cela signifie-t-il un plus gros soutien aux provinces du Nord?
- Tous les membres de l’équipe marocaine qui nous ont accompagnés ont été très efficaces. Il est très important qu’il y ait un engagement égal de part et d’autre. Pour ce qui nous concerne, nous attendons d’étudier la proposition gouvernementale marocaine. Nous n’avons aucune prédilection ni préférence pour une région déterminée.
Propos recueillis par
Amale DAOUD
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Sourceleconomiste.com
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