Oualalou: 2% de croissance en 2005
2006-02-20
Short Story· Le tourisme, première recette extérieure
· La réforme des secteurs bancaire et des assurances achevée en 2006
«Volontarisme, solidarité et responsabilité». C’est sous ce signe qu’a été placé le budget 2006. Le ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, le rappellera en expliquant que la loi de Finances pour l’année en cours va « permettre aux secteurs public et privé d’achever leur processus de modernisation pour concrétiser les grands projets structurants lancés par SM le Roi Mohammed VI». Une entrée en matière appréciée par les opérateurs économiques présents à la conférence animée par le ministre et organisée jeudi dernier à Casablanca par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM). Le thème portait sur «la situation économique et financière du Maroc: perspectives de croissance 2006 à la lumière des dispositions budgétaires».
Full StoryPour Oualalou, «tous les indicateurs-clés encadrant le budget 2006 sont au vert grâce à une réduction non négligeable des dettes extérieure et intérieure, ainsi qu’à une baisse sensible des dépenses publiques et de la masse salariale». Il est vrai que ces dernières «constituaient dans le passé de vrais carcans devant toute volonté politique de réalisation d’un développement structurel et durable». En effet, indique le ministre, le budget 2006, qui repose fondamentalement sur une vision structurelle, comprend incontestablement beaucoup de projets de réformes-phares destinés à doter le Maroc de tous les moyens pour parachever sa transition de développement humain et industriel.
Malgré une facture pétrolière très lourde -elle intervient pour près de 67% dans les dépenses de l’Etat- «l’espoir du Maroc de rejoindre les clubs des pays industrialisés demeure grand». Cet espoir est nourri par la baisse des dettes extérieure et intérieure, qui se situent respectivement à 15 et 56% du produit intérieur brut (PIB), souligne le ministre rappelant qu’il y a dix ans, la dette extérieure représentait 68% du PIB. Elle a été ramenée à 10,5 milliards d’euros (autour de 115 milliards de DH). Il a aussi indiqué que les avoirs extérieurs s’élèvent à 150 milliards de DH. Soit l’équivalent de 10 mois d’importations.
L’argentier du Royaume a également noté, qu’en 2005, les recettes touristiques sont devenues les premières recettes extérieures du Maroc. Elles se sont établies à 40 milliards de DH dépassant les transferts des MRE. Le ministre indiquera par ailleurs que la croissance s’établirait à 2% en 2005. Soit un niveau au-dessus des prévisions du HCP qui tablait sur 1,2% et qui va probablement revoir à la hausse ses pronostics (www.leconomiste.com). Rappelons que pour 2006, le gouvernement s’attend à une croissance supérieure à 5%.
Hormis le tourisme, les chapitres budgétaires en 2006 ont été établis dans un contexte marqué par une augmentation du PIB grâce aux secteurs des phosphates, des télécommunications et du bâtiment, en plus de l’amélioration tangible des recettes fiscales et des prix des produits de la mer, soutient le ministre. De ce fait, les comptes courants extérieurs sont restés excédentaires pour la 5e année consécutive.
Cependant, le dynamisme de ces secteurs, leviers de croissance, n’a pas empêché un déficit de la balance commerciale. Déficit que l’on doit à la flambée des cours du pétrole accentuée par l’augmentation du volume des importations, a indiqué le ministre.
Fathallah Oualalou a aussi souligné que «le budget 2006 se caractérise plus particulièrement par l’assainissement des comptes des entreprises publiques, menacées dans un passé très proche par un surendettement structurel». Cet assainissement leur permettra d’adhérer pleinement au financement de projets de développement socioéconomique mis en chantier par le gouvernement.
Le ministre ne manquera pas de rappeler que l’année 2006 connaîtra aussi «l’achèvement des réformes des secteurs bancaire et des assurances parallèlement à la restructuration de Bank Al-Maghreb». Cette dernière «s’étant dotée d’une autonomie en bonne et due forme», a-t-il indiqué.
Sur le registre des investissements, le ministre a rappelé que le Budget 2006 consacre 46 milliards de DH à la réalisation de projets socioéconomiques. Il s’agit de réduire le taux de pauvreté, établi actuellement à 14% dans les villes et 22% dans le monde rural. Un programme en faveur de l’emploi, de l’auto-emploi et aussi du premier emploi a été mis en place. En outre, un milliard de DH sera consacré, hors budget, à l’introduction, dès cette année, des nouvelles technologies dans les lycées du Maroc. Oualalou a, en outre, évoqué le projet de réforme destiné à diversifier les sources énergétiques renouvelables dans le cadre d’une politique de développement de contractualisation.
Le ministre a, en plus, réaffirmé l’intérêt de l’Etat pour la gestion des champs religieux et aussi de développement des festivals. Il annoncera par la même occasion que Casablanca aura son grand théâtre.
------------------------------------------------------------------------
Régie des Tabacs: Altadis s’engage pour les 20% restants
Le management d’Altadis et le ministre des Finances se sont réunis, le mardi 24 janvier 2006, pour discuter des modalités de reprise des 20% restants du capital de la Régie des Tabacs. Le groupe franco-espagnol s’est engagé à les reprendre. L’Etat abandonne ainsi le projet d’introduction d’une partie du capital de la Régie des Tabacs en Bourse. Un scénario que souhaite la communauté financière, car il permettra d’assurer le contrôle de la société par le marché.
Jamal Eddine HERRADI
Image 1
Sourceleconomiste.com
pays
visualisée 75 fois , ajoutée le 2006-02-20 par Admin